plongée handicap
Trucs et astuces

Plonger avec un handicap
04/06/2019

Être handicapé ne veut pas dire que vous ne pouvez pas profiter de la vie et être actif. Plusieurs activités s’offrent à vous, l’une d’entre elles est plongée. Ce sport est désormais plus accessible depuis la signature d’une convention en 2011 entre la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM) et la Fédération Française Handisport (FFH), puis en 2012 entre la FFESSM et la Fédération Française du Sport Adapté (FFSA).

Il apporte de beaucoup de bienfaits aux personnes ayant un handicap. tel que la gestion du stress, le dépassement de soi, la création de lien social, développement de l'estime personnelle,et bien d’autres.


Prérequis


Avant tout le Plongeur Encadré en Situation de Handicap (PESH) doit se munir d’un certificat médical et d’une contre-indication datant de moins d’un an avant même le baptême. Le profil du médecin est décidé par la fédération.
Il y’a deux niveau de plongée :
pour se familiariser au milieu aquatique la plongé, au matériel et aux signes de communication en toute sécurité. La plongée en piscine est une étape obligatoire, avant d’accéder à la pratique en milieu naturel.

Une fois l’initiation en piscine terminée le plongeur peut aller à la découverte incroyable des fonds marins. La profondeur de la plongée est cependant limitée et varie selon le niveau du plongeur. Selon ses performances il pourra avoir accès à quatre brevets :
• PESH1 : zone d’évolution jusqu'à 6m de profondeur
• PESH2 : zone d’évolution jusqu'à 12m de profondeur
• PESH3 : zone d’évolution jusqu'à 20m de profondeur
• PESH4 : zone d’évolution jusqu'à 40m de profondeur
Mais les plongeurs avec un handicap psychique, cognitif ou mental, ne peuvent descendre en-dessous de six mètres


Des moniteurs adaptés


En plus de leur formation initiale ils reçoivent des cours pour former le PESH en fonction de leur situation d’handicape : modéré (EH1) ou majeur (EH2). Durant ce cursus, les encadrants n’ont pas forcément de cours spécifiquement médicaux. L’objectif est de faciliter l’accueil des PESH en tenant compte de nombreux paramètres : communication, transferts, tout cela avec l’hymne en tête « le handicap est soluble dans l’eau».

Le profil modérée (EH1) ou majeure (EH2) est décidé par la validation des tests de détermination du degré de handicap pour la plongée. Si le test est réussi, le plongeur sera considéré comme une personne en situation de handicap modéré et sera encadré par un EH1.


Du matériel personnalisé


Il n’y a pas de matériel particulier à avoir mais il est vivement conseillé de se procurer des combinaisons sur mesure adaptée au handicap de chacun. Certains outils peuvent cependant s’avérer utiles dans certains cas.
Le scooter sous-marin permet notamment aux personnes en situation de handicap physique lourd de faciliter le déplacement dans l’eau. Le principe est simple, l’appareil « palme » à la place du plongeur. Le plongeur économise ainsi plus d’énergie. Pour autant cet appareil n’est pas approprié aux débutants. Il est important d’être vigilant sur son entretien car une panne loin de la zone de sécurité peut être dangereuse.

Les Palmes pour les mains pour les plongeurs lourdement handicapés. Les palmes améliorent la position horizontale du plongeur lorsqu’il se déplace et protègent ses pieds (passif). Le port de gants et de palmes a également un rôle spécifique de protection cutanée pour les personnes présentant des déficits sensitifs.






Article rédigé par Paule-Emmanuelle Delbe



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