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Plongée à Bora Bora : requins de récif, passe de Teavanui, saison et plan de repli

Par la rédaction Spotmydive · 16 septembre 2025

Plongée à Bora Bora : requins de récif, passe de Teavanui, saison et plan de repli

Depuis 2006, la Polynésie française protège l’ensemble des espèces de requins dans ses eaux. Le requin mako a été ajouté en 2012. C’est ce que rappelle le guide « Reconnaître les raies et requins du fenua », publié avec la Direction de l’environnement de Polynésie.

À Bora Bora, ce statut change la façon de regarder une sortie « requins ». Tu entres dans une aire où chaque requin est protégé, avec des règles d’approche écrites.

Notre ancienne page mélangeait Bora Bora avec Rangiroa, Tikehau et les Marquises, citait un requin-marteau « observé récemment » sans date et promettait des rencontres. On a tout repris avec une grille simple : niveau, courant, saison, encadrement et plan de repli.

Où plonge-t-on vraiment à Bora Bora ?

Les plongées de Bora Bora se partagent entre le lagon, la pente externe du récif et la passe de Teavanui, la seule passe de l’île selon SSI. Rangiroa, Tikehau et les Marquises appartiennent à d’autres archipels, à plusieurs heures d’avion. Elles n’ont rien à faire dans un programme annoncé « Bora Bora ».

Commence par la passe. Teavanui relie le lagon à l’océan, à l’ouest de l’île, et l’eau y entre ou en sort au rythme de la marée. SSI la décrit comme une plongée dérivante. Une dérive se prépare : groupe serré, parachute prêt, bateau qui suit les bulles. Si tu n’as jamais plongé dans un courant, notre article sur le parachute de plongée et son usage en sécurité t’aidera à poser les bonnes questions au centre.

Le courant décide plus que la photo.

Côté est, Anau est cité par SSI comme une station de nettoyage fréquentée par des raies manta de récif. Plus au sud-est, Tupitipiti est un grand récif extérieur. Mais aucune page officielle ne publie de profondeur, de niveau minimal ou de relevé de courant daté pour Anau, Tupitipiti ou la passe, alors que ce sont les trois données qui décident d’une plongée. C’est impossible à trancher d’ici. Seul le centre du jour peut te répondre.

Quels requins de récif peut-on croiser à Bora Bora ?

Le guide de l’Observatoire des requins de Polynésie et de la Direction de l’environnement (2025) décrit quatre requins côtiers des lagons, des passes et des récifs polynésiens. Ce sont le requin à pointes noires, le requin citron faucille, le requin gris de récif et le requin à pointes blanches du récif. Leur présence un jour donné reste aléatoire.

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Le requin à pointes noires vit dans le lagon et sur le récif, souvent dans peu d’eau. C’est celui que les nageurs voient le plus près des plages. Le requin citron faucille est plus massif. Le guide le qualifie d’opportuniste et lui attribue le statut « en danger » sur la Liste rouge de l’UICN, exactement comme au requin gris de récif, l’autre grand requin des passes et des récifs. Le requin à pointes blanches, reconnaissable à ses nageoires bordées de blanc, est classé « vulnérable », tout comme le pointes noires.

Ces statuts disent une chose simple.

Même dans un lagon célèbre, ces animaux ne sont pas un décor garanti. Pourtant, les plateformes de réservation vendent encore des sorties « avec requins » comme si la rencontre faisait partie du prix. Personne ne peut te la promettre honnêtement. Un centre sérieux le dit dès le briefing (si ce n’est pas le cas, note-le). Pour la curiosité, notre sélection des requins les plus étranges du monde montre à quel point la famille est variée.

Le nourrissage des requins et des raies est-il autorisé ?

Non. Le Service du tourisme de Polynésie française a publié le 29 août 2025 une campagne qui qualifie d’illégal le fait d’attirer poissons, requins ou raies avec de la nourriture, des gestes ou des bruits. Il cite des peines pouvant aller jusqu’à 17 800 000 F CFP et deux ans d’emprisonnement pour les atteintes aux espèces protégées.

Le sujet reste pourtant débattu sur place.

Pendant des années, des excursions de lagon ont reposé sur le nourrissage, en particulier autour de la raie pastenague (Himantura fai). Le guide de l’Observatoire la présente comme la raie la plus souvent observée, avec une place importante dans l’écotourisme de Moorea et de Bora Bora. Les défenseurs du nourrissage parlent de pratique encadrée et de revenus locaux. Ses opposants pointent les changements de comportement et le risque de morsure quand l’animal associe l’humain à la nourriture. On a cherché le détail des règles du plan de gestion de l’espace maritime (PGEM) de Bora Bora sur ce point, sans trouver de texte officiel en ligne et daté. On ne te dira donc pas ce qu’il prévoit.

Ainsi, retiens ceci. Si une sortie annonce du nourrissage, demande sur quel texte l’opérateur s’appuie. Et si la réponse reste floue, choisis une autre sortie. Le guide fixe aussi des consignes pour les mantas : arrêter le bateau à plus de 20 mètres, entrer dans l’eau sans bruit, ne pas s’approcher à moins de 5 mètres et ne jamais poursuivre l’animal. Pour comprendre le pourquoi, lis notre article sur les raisons de ne jamais toucher la vie marine.

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Quel niveau, quelle saison et quel encadrement prévoir ?

Le lagon peu profond convient aux baptêmes et au snorkeling, alors que la passe de Teavanui demande une vraie aisance en dérive. Aucune autorité ne publie de niveau minimal par site. La grille ci-dessous sépare ce qu’on sait, avec la source et l’année, de ce que tu dois demander au centre avant de payer.

Critère Ce qu’on sait (sources datées) Ce que tu dois demander
Niveau Aucun niveau officiel par site. Teavanui est décrite comme une dérive (SSI, non daté) Brevet exigé, profondeur maximale prévue, expérience de la dérive
Courant Courants de marée dans la passe, aucun relevé officiel publié Heure de la marée, mise à l’eau, consignes si le courant forcit
Saison Saison chaude de novembre à avril, risque cyclonique jugé modéré pour la Société en 2019-2020 (Météo-France) Politique d’annulation et de report en cas d’alerte
Encadrement Requins et raies protégés, nourrissage illégal (Service du tourisme, 2025) Ratio guide/plongeurs, oxygène et radio à bord, position sur le nourrissage
Plan de repli Caisson hyperbare au CHPF, à Tahiti (rapport d’activité 2019) Procédure d’évacuation vers Tahiti, couverture de ton assurance

Or la saison cyclonique ne respecte pas toujours le calendrier.

Météo-France Polynésie présente la saison chaude de novembre à avril. Dans son dossier de presse 2019-2020, l’organisme indique que la saison précédente a commencé avec un premier système nommé le 26 septembre 2018 et s’est terminée le 12 mai 2019. La même prévision jugeait le risque plus élevé sur les Australes et les Tuamotu que sur la Société, l’archipel de Bora Bora. Ces chiffres datent. Pour ton voyage, regarde le bulletin de Météo-France Polynésie de la semaine.

Bref, une eau très claire ne dit rien de la sécurité d’une dérive.

Formalités, caisson et plan de repli : que vérifier avant de partir ?

La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer, donc un territoire français. Un Français y entre avec sa carte d’identité ou son passeport en cours de validité. Les voyageurs non européens doivent vérifier leurs propres règles, car la Polynésie n’applique pas le régime Schengen. Le site du haut-commissariat reste la référence à consulter.

Sur place, le vrai sujet est la distance. Bora Bora est une île de l’archipel de la Société, et le caisson hyperbare le plus proche se trouve au Centre hospitalier de la Polynésie française, à Tahiti. Son rapport d’activité 2019 le présente comme l’unité où sont traités les accidents de décompression des plongeurs, avec 1 681 séances cette année-là. Une évacuation passe donc par un transport vers Tahiti. Demande au centre comment il gère ce cas, quel oxygène il garde à bord et qui il appelle en premier.

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Cette chaîne de secours a un coût concret.

Cependant, ce coût se prépare avant le départ et pas sur le quai. Vérifie que ton assurance couvre l’évacuation sanitaire et le caisson, et garde une marge avant ton vol retour, selon les règles de ton ordinateur et de ta formation. Si tu compares avec d’autres îles du Pacifique sud, nos guides de plongée à Rarotonga, aux îles Cook et de plongée à Viti Levu, aux Fidji suivent la même grille. Et si tu voyages avec quelqu’un qui ne plonge pas, notre liste des meilleures destinations de snorkeling l’aidera à trouver son compte. Une journée tampon avant l’avion, une assurance lue en entier et une question claire sur le nourrissage te coûtent un peu de temps, et c’est tout. Le réserverais-tu ainsi ?

FAQ

Peut-on plonger avec les requins à Bora Bora sans expérience ?

Des centres proposent des baptêmes dans le lagon peu profond, où vivent des requins à pointes noires. Personne ne peut te garantir une rencontre. La passe de Teavanui, en dérive, s’adresse plutôt à des plongeurs brevetés et à l’aise dans le courant.

Les requins sont-ils protégés en Polynésie française ?

Oui. Depuis 2006, la Polynésie française protège l’ensemble des espèces de requins, et le mako est inclus depuis 2012, selon le guide publié avec la Direction de l’environnement. Les raies manta figurent aussi parmi les espèces protégées.

Le nourrissage des requins et des raies est-il interdit à Bora Bora ?

Le Service du tourisme de Polynésie qualifie d’illégal le fait d’attirer les animaux avec de la nourriture, dans sa campagne du 29 août 2025. On n’a pas trouvé de texte officiel en ligne détaillant le PGEM de Bora Bora sur ce point. Demande à l’opérateur sur quel texte il s’appuie.

Quelle est la meilleure période pour plonger à Bora Bora ?

On plonge toute l’année, mais Météo-France Polynésie situe la saison chaude, propice aux cyclones, de novembre à avril. Des systèmes ont déjà été observés dès septembre et jusqu’en mai. Garde une journée tampon et lis la politique d’annulation du centre.

Où se trouve le caisson hyperbare le plus proche ?

Au Centre hospitalier de la Polynésie française, à Tahiti, d’après son rapport d’activité 2019. Depuis Bora Bora, une évacuation demande donc un transport vers Tahiti. Vérifie que ton assurance couvre ce trajet.

Sources

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