Sur la plage de la Palud, à Port-Cros, le parc national a balisé un parcours d’environ 40 minutes à la palme avec six bouées explicatives. Aucun brevet n’est demandé pour le suivre. Un masque, un tuba et des palmes suffisent.
C’est tout l’intérêt de la randonnée palmée, que la FFESSM appelle randonnée subaquatique et que beaucoup connaissent sous le nom de snorkeling ou de PMT, pour palmes, masque, tuba. La porte d’entrée est basse. Mais la mer garde son vent et ses courants, même à deux mètres du bord.
On a gardé ici les bonnes raisons de s’y mettre, retiré celles qui ne tenaient pas, et ajouté ce que l’ancienne version oubliait : comment débuter sans te mettre en danger. Pour choisir un lieu, nos guides des meilleurs spots de snorkeling en France et des 12 meilleures destinations snorkeling du monde prennent le relais.
Pourquoi se mettre à la randonnée palmée ?
Parce que c’est la façon la plus simple de regarder les fonds marins par toi-même. Le matériel tient dans un sac de plage, la FFESSM décrit l’activité comme accessible à toutes et tous et pratiquée à tout âge, et tu restes en surface, à l’air libre, avec la possibilité de t’arrêter quand tu veux.
Les raisons de s’y mettre tiennent en quelques lignes. Le budget de départ reste modeste face à un baptême en bouteille. Toute la famille peut partager la même sortie, à condition que chacun soit à l’aise dans l’eau et que les plus jeunes soient surveillés de près. On apprend à lire la mer. Et on découvre la faune côtière à son rythme, sans promesse de rencontre (un poulpe se montre ou pas, et personne ne le commande).
Bref, l’activité demande peu de matériel.
L’ancienne version de cet article promettait aussi un effet sur tous les muscles du corps et sur le stress. Nous n’avons trouvé aucune source sérieuse pour le chiffrer, donc on le retire.
| Raison souvent citée | Ce qui tient | La condition à vérifier |
|---|---|---|
| Accessible à tous | La FFESSM la dit pratiquée à tout âge | Être à l’aise dans l’eau, sinon commencer avec un guide |
| Matériel simple | Palmes, masque, tuba, souvent une combinaison | Un masque qui fuit gâche la sortie |
| Sortie en famille | Plusieurs sentiers guidés du Var acceptent les enfants dès 8 ans | Un adulte surveille chaque enfant en permanence |
| Découverte de la faune | Les sentiers balisés expliquent ce que tu regardes | Aucune espèce n’est garantie |
| Porte vers la plongée | Tu t’habitues au masque et aux palmes | La plongée en bouteille demande sa propre formation |
Quel matériel faut-il pour débuter le snorkeling ?
Il te faut des palmes, un masque et un tuba, puis une combinaison dès que l’eau fraîchit ou que la sortie s’allonge. La FFESSM cite aussi le masque facial, qui fait masque et tuba à la fois. Ajoute une bouée de signalisation visible et une protection solaire qui épargne l’eau.
Commence par le masque. Pose-le sur ton visage sans la sangle et inspire légèrement par le nez : s’il tient seul, il épouse la forme de ton visage, et c’est un test simple à faire en magasin. Les palmes doivent chausser sans serrer, parce qu’une crampe au pied loin du bord gâche vite la sortie. Le tuba reste le plus simple possible. Pourtant, c’est souvent la combinaison qu’on oublie, alors qu’elle protège du froid et des frottements sur les rochers, et qu’elle aide à flotter.
Pour la peau, le carnet des sentiers sous-marins du parc national de Port-Cros conseille d’éviter les huiles et les crèmes solaires au profit de laits respectueux de l’environnement. On penche pour un filtre minéral et un lycra à manches longues, qui réduisent la quantité de produit à étaler. Notre page sur la crème solaire et les fonds marins détaille les filtres en cause et leur effet sur les coraux.
La bouée, elle, sert d’abord à te rendre visible des bateaux.
Quelles règles de sécurité respecter en randonnée palmée ?
La première règle : ne jamais partir seul. La FFESSM rappelle que l’apnée ne doit jamais se pratiquer seul et que les deux équipiers se surveillent mutuellement, même quand la sortie est encadrée. Ensuite, préviens quelqu’un à terre, regarde le vent et le courant avant d’entrer, et reste à portée du bord.
Le vent décide plus que la couleur de l’eau. Une mer turquoise par vent de terre peut te pousser vers le large sans que tu le sentes, parce que tu nages la tête dans l’eau et que tu perds tes repères. Le carnet du parc national de Port-Cros déconseille la baignade les jours de fort mistral. Or le mistral se lève souvent sous un ciel parfaitement dégagé, ce qui trompe facilement quand on regarde la mer depuis la plage. Une eau claire ne dit rien du courant.
Garde une marge. Pars face au vent ou au léger courant, pour que le retour se fasse dans le sens facile, et fais demi-tour avant la fatigue, pas au moment où elle arrive. Si une méduse te pique, notre fiche sur les gestes qui soulagent une piqûre de méduse t’évite les remèdes douteux.
En cas de problème en mer, le 196 joint le CROSS, et le 112 reste valable depuis la plage.
À partir de quel âge et avec quel encadrement ?
Il n’existe pas d’âge minimum unique. La FFESSM présente la randonnée subaquatique comme pratiquée à tout âge, alors que les sentiers sous-marins guidés du carnet de Port-Cros accueillent les enfants à partir de 8 ans. Le vrai filtre reste l’aisance dans l’eau.
L’ancien article annonçait « dès six ans » sans source. On l’a retiré. Pour un enfant, la question utile porte sur sa façon de nager et sur la présence d’un adulte qui ne regarde que lui pendant toute la sortie. Une combinaison qui flotte aide les plus jeunes. Cependant, c’est au guide ou au moniteur sur place de dire si un site convient à ton enfant, pas à une page web.
Pour les adultes qui veulent progresser, la FFESSM propose une qualification de randonneur subaquatique autonome. Elle demande une licence fédérale en cours de validité et un certificat d’absence de contre-indication médicale à la randonnée. Les mineurs ajoutent une autorisation du responsable légal. La formation se fait en deux ou trois séances spécifiques, ou au fil de plusieurs sorties, et se conclut par une carte de randonneur.
Ainsi, passer par un club ou un point RandoSub te met à côté d’un guide formé, ce qui compte surtout les premières fois.
Où faire ses premières randonnées palmées ?
Commence sur un sentier sous-marin balisé ou une crique abritée, avec peu de fond, une entrée facile et une plage surveillée si possible. Le carnet du parc national de Port-Cros recense dix sentiers partenaires dans le Var, de la Palud à la baie du Niel, certains en accès libre, d’autres avec guide.
Ces sentiers ont un avantage concret. Des bouées ou des panneaux immergés t’expliquent ce que tu regardes, et certains, comme l’anse Magaud ou le domaine du Rayol, fonctionnent avec un guide et du matériel fourni. À Pampelonne, la profondeur moyenne annoncée tourne autour de 2 mètres. Mais un sentier balisé ne supprime ni le vent ni la fatigue. Les périodes d’ouverture et les visites guidées changent d’une année à l’autre, donc vérifie-les auprès de la commune ou du parc avant de partir.
Une fois dans l’eau, garde les mains pour toi. Le carnet de Port-Cros demande de ne rien prélever et de ne pas déranger les animaux, et notre page sur les raisons de ne jamais toucher la vie marine explique ce que coûte un simple contact.
Le courant décide plus que la photo du sentier.
La randonnée palmée mène-t-elle à la plongée en bouteille ?
Souvent, oui, mais pas automatiquement. Tu t’habitues au masque, au tuba et aux palmes, tu apprends à respirer calmement la tête dans l’eau et à lire la surface, ce qui rend un premier baptême moins déroutant.
Le passage en bouteille ajoute la gestion de l’air et de la pression. Il passe par une formation encadrée, comme le niveau 1 de la FFESSM que nous présentons dans notre guide de la formation niveau 1 FFESSM. Et rien n’oblige à franchir le pas. On peut rester randonneur toute sa vie, et la qualification autonome de la FFESSM montre que l’activité a son propre parcours. Tu choisis selon ton envie, sans pression.
Ce que la randonnée palmée te coûte vraiment, c’est un peu de temps : quelques sorties courtes, encadrées si possible, avant de nager en binôme sans guide.
FAQ
Faut-il savoir bien nager pour faire du snorkeling ?
Il faut au moins être à l’aise dans l’eau et capable de revenir au bord si tu perds une palme. Une combinaison aide à flotter, mais elle ne remplace pas l’aisance. Si tu doutes, commence avec un guide sur un sentier encadré.
Peut-on faire de la randonnée palmée seul ?
Non. La FFESSM rappelle que l’apnée ne doit jamais se pratiquer seul et que les deux équipiers se surveillent mutuellement. Préviens aussi quelqu’un à terre de ton parcours et de ton heure de retour.
Quelle crème solaire utiliser en snorkeling ?
Le parc national de Port-Cros conseille d’éviter les huiles et les crèmes solaires au profit de laits respectueux de l’environnement. Un lycra à manches longues réduit la surface de peau à protéger.
Quelle différence entre snorkeling, PMT et randonnée subaquatique ?
Aucune sur le fond. La FFESSM parle de randonnée subaquatique et précise qu’on l’appelle aussi snorkeling ou randonnée palmée. PMT désigne le matériel : palmes, masque, tuba.
À quel âge un enfant peut-il commencer ?
La FFESSM ne fixe pas d’âge unique et parle d’une activité pratiquée à tout âge. Les sentiers guidés du parc national de Port-Cros acceptent les enfants à partir de 8 ans. L’aisance dans l’eau et la surveillance d’un adulte comptent davantage que l’âge.
Sources
- Le randonneur subaquatique autonome (FFESSM, 2024)
- Le carnet des sentiers sous-marins partenaires du parc national de Port-Cros (Parc national de Port-Cros, 2024)



