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Plongée en Égypte : les jardins coralliens de Marsa Alam, du bord aux récifs du large

Par la rédaction Spotmydive · 10 août 2025

Plongée en Égypte : les jardins coralliens de Marsa Alam, du bord aux récifs du large

Avant 2003, 500 à 800 touristes venaient chaque jour nager avec les dauphins du récif de Samadai, au large de Marsa Alam, selon le manuel d’observation des cétacés de la Commission baleinière internationale. Ce chiffre résume la région. Les récifs y sont beaux, et la pression aussi.

Notre ancienne page vendait Marsa Alam comme une destination parfaite pour débuter, avec des dugongs à Abu Dabbab, une visibilité supérieure à 30 mètres et une saison d’avril à novembre. Aucun de ces chiffres n’avait de source. On les a retirés.

On a repris la page avec notre grille habituelle : niveau, courant, saison, encadrement et plan de repli.

Marsa Alam est-elle déconseillée aux voyageurs français ?

La fiche Égypte de France Diplomatie, consultée le 3 octobre 2026, réserve ses mises en garde les plus fortes à la péninsule du Sinaï et à la zone désertique qui court de la frontière libyenne à la frontière soudanaise. Marsa Alam, sur la côte continentale de la mer Rouge, n’est pas dans le Sinaï. Relis la carte.

La même fiche recense un seul caisson de décompression à Marsa Alam.

Ce détail pèse plus lourd qu’il n’en a l’air. Hurghada en compte deux selon la même liste, Safaga un, et les récifs du large se trouvent parfois à plusieurs heures de bateau du port. Un accident de décompression loin de la côte se gère donc avec de l’oxygène à bord, une évacuation organisée et un contact préparé avec le caisson le plus proche. Demande au centre s’il emporte de l’oxygène sur chaque sortie et combien de temps prend le retour depuis le site du jour. Note ses réponses avant de réserver.

Mais la fiche parle aussi de la faune. Elle rappelle que la mer Rouge abrite une population de requins, dont certaines espèces sont dangereuses, et demande aux plongeurs de suivre strictement les consignes de sécurité des centres. Les excursions en quad ou à dos de chameau vers l’intérieur des terres, que notre ancienne page conseillait sans réserve, méritent aussi un coup d’œil à la carte. Impossible à trancher d’ici : vérifie où elles vont.

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Quels jardins coralliens viser selon ton niveau ?

Les baies d’Abu Dabbab et de Marsa Mubarak se plongent en général du bord, sur des fonds peu profonds bordés de récif, ce qui les rend plus simples pour une première prise de contact. Les récifs du large, comme Elphinstone, Samadai ou Sataya, se rejoignent en bateau et exposent davantage au courant et à la houle. Le tableau donne des repères indicatifs, à confirmer au briefing.

Site Type Accès habituel Ce que tu demandes avant
Abu Dabbab Baie, herbier et récif Du bord Point d’entrée, profondeur prévue
Marsa Mubarak Baie, herbier et récif Du bord Règles d’approche de la faune
Sha’ab Samadai (Dolphin House) Récif au large, zones réglementées Bateau Zone autorisée, nage ou plongée
Elphinstone Récif du large, tombants Bateau Courant attendu, niveau exigé
Sataya (Fury Shoals) Récif du large, plus au sud Bateau, longue journée Durée du trajet, plan de repli

Notre ancienne page confondait deux sites.

Elle appelait Sataya la « Dolphin House », alors que ce surnom désigne le récif de Samadai, et elle présentait Abu Dabbab comme un refuge de dugongs. Des dugongs fréquentent bien certains herbiers de la région. Or personne ne peut te promettre d’en voir un, et on n’a trouvé aucune source datée sur leur fréquence. Si un centre affiche un dugong sur sa page, demande-lui si c’est une observation ponctuelle ou une sortie dédiée, et quelles règles il applique. Une approche trop directe chasse l’animal de son herbier.

Pour un premier séjour, le bord reste le terrain le plus simple. Tu entres à ton rythme. Pour quel niveau ? Celui que l’instructeur sur place juge adapté au site du jour, et pas celui qu’affiche la brochure.

Dolphin House : que disent les règles de Samadai ?

Le récif de Samadai, à environ 6 kilomètres de la côte, accueille chaque jour une population de dauphins à long bec estimée à environ 200 individus, selon le manuel de la Commission baleinière internationale. Le site a été fermé en 2003, puis rouvert en 2004 avec un découpage en zones, dont une réservée aux dauphins.

Ainsi, pas de nage libre.

Le même document décrit trois zones. La zone A est réservée aux dauphins. La zone B n’accueille que des nageurs en apnée accompagnés d’un guide, et les bateaux comme les plongeurs en scaphandre restent en zone C et au-delà. Depuis 2013, l’ONG HEPCA gère la billetterie, les contrôles et l’organisation du site, et une infraction au code de conduite peut coûter 10 000 livres égyptiennes d’amende.

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Le code lui-même tient en quelques gestes. Palmes, masque et gilet de flottaison sont obligatoires pour les nageurs. Tu entres dans l’eau doucement, tu restes calme et tu nages parallèlement aux dauphins sans les poursuivre, les toucher ou les nourrir. Les scooters sous-marins et les bruits forts sont proscrits. Le manuel indique que la population reste stable, sans signe évident de stress ni de départ du récif. Ces règles y sont pour quelque chose. Notre guide pour observer sans déranger la vie marine reprend la même logique.

Bref, à Samadai, les dauphins viennent se reposer, et c’est ce repos que le zonage protège.

Elphinstone et les récifs du large : pour quel niveau ?

Elphinstone est un long récif isolé au large de Marsa Alam, avec des tombants qui descendent bien au-delà des profondeurs loisir et peu d’abri quand la mer forcit. Les opérateurs le réservent en général aux plongeurs certifiés et expérimentés, parce que le courant et la houle y changent vite. Aucune source datée ne fixe de niveau officiel pour ce récif, donc c’est le centre qui décide, au cas par cas.

Le courant décide plus que la photo.

Sur un récif isolé, tu n’as pas de plage où ressortir. La mise à l’eau, la remontée et le retour au bateau se font en pleine mer, parfois avec un zodiac qui te récupère loin du point de départ. Il te faut donc un parachute de palier, une bonne maîtrise de ta flottabilité et l’habitude des plongées où le groupe suit le courant. Notre article sur la plongée dérivante et la sécurité face au courant détaille ces gestes. Jamais pratiqué ? Dis-le au briefing.

Pourtant, une eau claire rassure à tort. Une visibilité excellente ne dit rien du courant, de l’état de la mer à la remontée ou de la distance qui te sépare du caisson, et ce sont ces trois paramètres qui font la marge réelle d’une plongée au large.

Demande enfin ce que prévoit le centre si la mer se lève. Un bon plan de repli désigne un site abrité, connu à l’avance.

Saison, eau, caisson : que vérifier avant de réserver ?

Notre ancienne page annonçait une eau de 24 à 29 °C, une visibilité supérieure à 30 mètres et une meilleure saison d’avril à novembre, sans aucune source. On a retiré ces chiffres. Pour la saison, impossible à trancher d’ici sans données datées : pose les questions à ton centre avant de payer.

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Cependant, quatre réponses suffisent.

Demande la température de l’eau prévue pour tes dates et l’épaisseur de combinaison recommandée. Demande la fréquence des jours de vent qui ferment les sorties au large. Vérifie ensuite que ton assurance couvre la plongée à la profondeur que tu vises, puis que la sortie emporte de l’oxygène. Ces réponses comptent plus qu’un mois conseillé sur un site de réservation. Garde-les par écrit.

Les coraux de la mer Rouge font l’objet d’études sur leur résistance au réchauffement, résumées dans notre article sur les coraux de la mer Rouge face au changement climatique. Résistants ne veut pas dire indestructibles, alors garde tes palmes loin du récif.

Pour comparer avec les autres bases du pays, notre guide des vacances de plongée en Égypte fait le tour de la côte. Plus au nord, les sites de plongée de Dahab et les plongées de Ras Mohammed se trouvent dans le Sinaï, avec d’autres règles de voyage.

Reste le coût concret. Un séjour centré sur les baies du bord limite la logistique et le temps de bateau, alors qu’une semaine tournée vers Elphinstone et les récifs du sud ajoute des heures de mer, une exigence de niveau et un caisson plus loin. Le réserverais-tu ainsi ?

FAQ

Peut-on débuter la plongée à Marsa Alam ?

Des centres proposent des baptêmes et des formations dans les baies accessibles du bord, comme Abu Dabbab ou Marsa Mubarak. Le niveau requis dépend du site et des conditions du jour. Seul l’instructeur sur place décide si une plongée te convient.

Peut-on nager avec les dauphins à Samadai ?

Oui, dans la zone prévue et avec un guide, selon le manuel de la Commission baleinière internationale. La zone A reste réservée aux dauphins, et les plongeurs en scaphandre restent en zone C et au-delà. Aucune rencontre n’est garantie.

Verra-t-on forcément un dugong à Abu Dabbab ?

Non. Des dugongs fréquentent certains herbiers de la région, mais aucune source datée ne permet d’annoncer une fréquence d’observation. Méfie-toi d’une sortie qui promet une rencontre.

Y a-t-il un caisson hyperbare à Marsa Alam ?

France Diplomatie en recense un à Marsa Alam. Les récifs du large peuvent se trouver à plusieurs heures de bateau. Demande au centre s’il emporte de l’oxygène et combien de temps prend le retour.

Sources

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